Des poèmes pour nos frères et nos soeurs

De plus en plus de poèmes sont envoyés par les frères et sœurs pour le journal, pourquoi ? C’est sûrement un support qui aide à dire que l’on ressent avec une certaine émotion.
Un grand merci à vous tous, poètes avant ou après cette épreuve. On ne le dira jamais assez : parler ou écrire libère.
    • Poèmes de Margaux P., 12 ans, dédiés à son petit frère Julien décédé à 4 ans.
      • Unis à jamais.
        Si quelqu’un que l’on aime est parti,
        Nous restons quand même unis,
        Dans notre cœur,
        Là où les pleurs,
        S’accumulent et s’entassent,
        Durant les années qui passent.
        L’amour qu’on lui donnait autrefois,
        Est toujours là.
        Il est toujours aussi fort qu’avant,
        Toujours aussi important.
        Il ne peut s’en aller comme un oubli,
        Car on restera à jamais unis.
      • La vie.
        Pourquoi Dieu nous a-t-il créés,
        Si ce n’est que pour avoir à peine existé.
        Notre vie passe et ne fait que passer,
        Pour ensuite être oubliée.
        Elle n’est qu’un grain de poussière,
        Que l’on jette à la mer,
        Qui se noie sous les flots,
        Et qui atteint le fond de l’eau !
        Ou encore le feu,
        Dans la lueur des yeux,
        Que l’on voit naître si fier,
        Et que l’on voit disparaître comme un éclair !
        Elle passe si vite, dans le rose ou dans le noir,
        Dans le bonheur ou désespoir.
    • Jean-Victor s’est exprimé sur le forum, il a voulu nous faire partager un poème racontant une journée difficile durant laquelle il s’est rendu sur les lieux où sa petite sœur Sabine est décédée d’une noyade il y a de nombreuses années. Merci à toi, ton témoignage nous dit que l’on peut dire notre souffrance de pleins de façons différentes.

      Aujourd’hui, mardi 11 mai
      Là-bas, je suis retourné
      Angoissé et très triste, j’étais
      Mais pour toi, j’y suis allé.

      Vers 9h30 avec maman nous sommes partis
      Sans oublier les fleurs que j’avais cueillies
      A l’aller tellement j’étais contrarié, que mon ventre faisait des gargouillis,
      Avant d’arriver au lieu-dit
      Nous arrêter pour manger je fis.

      Arrivés à Les Cabannes dans cette vallée de l’Ariège, d’apparence si paisible,
      Sur les bords de cette maudite rivière nous nous rendîmes,
      Puis garant la voiture, quelques pas nous fîmes.

      Nous nous rendîmes à l’endroit précis où à jamais tu nous a quitté,
      Et l’émotion et les larmes aux yeux sont arrivées,
      Les fleurs cueillies à la maison, dans l’eau j’ai jeté,
      Puis, demi-tour, nous avons fait.

      Au village, nous avons bu un café,
      Et à papa, nous avons téléphoné,
      Avant de repartir, à l’église de Les Cabannes nous sommes allés,
      Avec papa qui s’est joint à nous par la pensée,
      Là, un cierge nous avons allumé,
      Et prié pour toi nous avons fait.

      Repartis de les Cabannes à 15h30,
      A Port de Lanne, nous arrivâmes à 19h30.

      A toi Sabine, ma soeur chérie adorée,
      Je te dédie cette journée,
      Sans ton aide, je n’y aurai pas pu y arriver,
      Et il est de mon devoir du fond du coeur de te remercier.
      Sache que quoi qu’il arrive dans ma vie, jamais je ne t’oublierai,
      Et pour toujours je t’aime et je t’aimerai,
      Car présente dans mon coeur, tu le seras à jamais.

Jean-Victor ton frère qui t’aime très très fort et à qui tu manques énormément.

    • Poème de Patrick du Doubs, qui a perdu un frère d’une tumeur cérébrale :

      Aurais-tu gardé l’espoir d’un jour me retrouver,
      Egaré face à l’avenir d’une telle immensité ?
      Te serais-tu demandé vers qui te retourner,
      Pour t’éloigner de ces doutes et puis recommencer ?…

      Me parlerais-tu parfois, à l’approche du soir,
      Cherchant sur une photo la vie dans mon regard,
      Entendrais-tu cet écho au son de ta guitare,
      Le prendrais-tu pour un rêve ou un simple hasard ?…

      Si tu étais resté là…
      Si j’étais parti avant toi…

      De ce temps qui chasse tout, abîmant nos mémoires,
      Aurais-tu peur qu’il efface un peu de notre histoire ?
      Aurais-tu voulu garder toutes tes habitudes,
      De peur de te retrouver face à ta solitude ?…

      Si tu étais resté là…
      Si j’étais parti avant toi…

      Avancerais-tu encore sur ces chemins déformés
      Qui ne ressembleraient plus à ceux que nous avions aimés ?
      Oserais-tu te retourner sans larmes sans regret ?
      Marcherais-tu sans crainte comme si je te suivais ?

      Si tu étais resté là…
      Si j’étais parti avant toi…

      Te serais-tu demandé : ” s’est-on vraiment tout dit ? ”
      Mais peu importe après tout, je crois qu’on s’est compris ?

Si tu étais resté là…
Si j’étais parti avant toi…

  • Poème de Jean-Victor des Landes, qui a perdu, petit, une sœur par noyade, il nous livre son cheminement pour obtenir des informations sur les circonstances, pour comprendre adulte.

    Jean-Victor a souhaité rendre hommage à sa chère petite sœur en créant un site internet, n’hésitez pas à le voir ; cliquez ! :
    ” J’ai fait ce site pour poursuivre mon travail de deuil, pour permettre également de faire connaître ce drame un peu plus concrètement et peut être pour inciter d’autres frères et soeurs à faire de même. Mais surtout, je l’ai fait pour rendre hommage à ma soeur Sabine et pour témoigner de tout l’amour que je lui porte. D’autre part, si d’autres frères et soeurs, veulent des renseignements pour faire un site en hommage à leur frère ou soeur, ils peuvent m’écrire sur mon adresse E-mail : j.victor.destrac@wanadoo.fr

Ma chère Sabine,

Aujourd’hui, jeudi 13 mai,
Une nouvelle démarche j’ai effectuée,
Pour savoir ce qui ce terrible 4 novembre 1984, s’est réellement passé,
Et pour avoir accès au dossier,
Un avocat, je suis allé consulter.

A dix heures, dans son bureau, il m’a reçu,
Et lui expliquer le but de mon rendez vous, j’ai dû.
Je peux t’affirmer que très dur d’expliquer les faits, ce fut.

Mais pour toi et avec toi, jusqu’au bout de la démarche j’irai, quoiqu’il m’en coûte,
Car, aujourd’hui, je veux effacer tous les doutes.

Il m’a dit qu’il allait écrire aux archives départementales,
Et un à deux mois, je dois attendre, même si c’est dur au niveau sentimental.

Si tout se passe bien, après cette attente, le dossier, j’aurai,
Je connaîtrai exactement ce qui t’a définitivement à nous enlevé,
Pratiquement vingt ans après.

A toi, je dédie cette nouvelle journée,
Avec toutes mes pensées pour notre grand-mère Madeleine, dont les obsèques il y a 7 mois, aujourd’hui, nous avons célébrées,
Et qui la-haut t’a retrouvée.

Et de ton aide et de ta présence à mes côtés,
Il est de mon devoir d’infiniment te remercier.
Même si émotionnellement, très dur cela est,
Attendre, je suis obligé,
Mais, pour toi, jusqu’au bout, le combat, je mènerai,
Car je t’aime et toujours t’aimerai,
Et dans mon coeur et mes pensées,
Présente, tu le seras à jamais.

Jean-Victor, ton frère qui t’aime et qui t’aimera toujours et à qui tu manques énormément, à chaque instant.

  • Nouveau poème de Jean Victor des Landes.Voici, le poème que j’ai écrit à Sabine, pour mon anniversaire. Ma petite soeur Sabine, 5 ans, s’est noyée le 04 novembre 1984. Le drame a eu lieu alors que nous étions en vacances avec nos parents. Je n’oublierai jamais cette terrible journée.

Aujourd’hui, en ce mardi 25 janvier,
C’est mon anniversaire, mais ça tu le sais,
Ce matin, très très fort, tu m’aurais embrassé,
Mais, ma Sabine d’amour, mon anniversaire, tu me le souhaites, mais de façon différente, à tout jamais.

La réalité, c’est que c’est le vingtième, sans toi, à mes côtés, physiquement,
Mais avec toi, dans mon coeur, éternellement,
Car mon amour pour toi et ton amour pour moi restent plus fort que tout, continuellement,
Ma soeurette d’amour, je t’aime énormément.

Aujourd’hui, sans toi, sans ta présence à mes côtés,
Parce que je crois qu’il y a quelque chose après,
Je suis certain que je n’en serai pas là où j’en suis et que c’est toi qui me permet d’avancer,
Toi, ma princesse d’amour, que je ne cesserai jamais d’aimer.

Tu es mon ange gardien, ma protectrice, ma guide,
Tu es mon courage, ma force, ma raison de vivre,
Tu es celle, grâce à qui toutes les bonnes choses m’arrivent,
Toi, ma soeur chérie, qui est à jamais, ma petite puce.

Sabine, tu es la lumière qui éclaire mes nuits,
Sabine, tu es mon oxygène, ma source de vie,
Sabine, tu es et seras pour toujours, celle qui me guide sur le bon parcours,
Sabine, tu es et seras pour toujours, ma pitchounette d’amour.

S comme Sainte
A comme Amour
B comme Beauté
I comme Intelligence
N comme Nymphe
E comme Etoile

Pour toi, ma Sabine d’amour chérie. Je t’aime et t’aimerai toujours.
Ton grand frère JV, qui te fait de très très très gros bisous.
Merci d’avoir lu. Gros bisous à tout le monde.
Une infinité de tendres et affectueuses pensées pour tous vos chers anges d’amour.